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Expositions

Vendredi 2 mars 2007
Lors de leur traditionnelle excursion à la nouvelle piscine Pailleron, les roomatCH aiment admirer le siège du Parti communiste, ce bâtiment fait de courbes et de béton signé Oscar Niemeyer, place du colonel Fabien.

A l'occasion de l'exposition "Les trois traces d'Oscar", les roomatCH ont pu intégrer la navette spatiale pour entrer dans un univers de Sciences Fiction: perte d'équilibre, perte de repères, sur un gazon de moquette verte, le visiteur se laisse aller dans les courbes du sol et du plafond. Admirez vous-mêmes ce petit reportage photo  :
Par chloe et helene
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Vendredi 2 mars 2007
Pour la semaine du goût, les roomatCH lancent une dédicace spéciale à Michel Blazy et à ses impressionnantes installations culinaires, à admirer au palais de Tokyo: l'esthétique  des oeuvres contraste avec une odeur de moisissure, la beauté des aliments avec le passage de petits oiseaux attirés par les vers, de souris heureuses d'avoir trouvé enfin un environnement agréable pour se multiplier:


Une petite parenthèse dans la semaine du goût pour vous présenter quelques oeuvres de Tatiana Trouvé: l'esthétique d'un monde miniature aux multiples ouvertures lumineuses:



Par chloe et helene
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Samedi 24 mars 2007

Simple curiosité mais aussi désir de partager ma passion pour l'art contemporain: me voilà de retour  au Palais de Tokyo pour observer les modifications de l'exposition de Michel Blazy, exposition par définition évolutive. Je n'ai pas pu resister à l'envie d'emmener mes cousines Mélanie 11 ans et Camille 8 ans avec moi: vives, spontanées, curieuses, elles nous font partager aujourd'hui leurs impressions. Quand on dit que la  vérité sort de la bouche des enfants, admirez vous-mêmes!!!

Est-ce que vous aimez les expositions d'art contemporain ? "Oui, nous sommes allées à l'exposition au Plateau parce que nous habitons à coté. On ne comprenait pas au début,  mais grâce aux explications c'était super". Camille ajoute :"Au début on trouve ça nul et après c'est trop bien" 

Pourquoi êtes vous est venues ici ? Pour voir quelque chose de nouveau et parce que notre cousine nous a dit que c'était bien. On avait déjà vu le "chien fait de mousse à raser au Plateau et on voulait voir d'autres trucs pourris."

Est ce que vous avez aimé l'expo et pourquoi ? "Oui, on a aimé parce que c'était marrant. On ne savait pas ce que c'était, on essayait de deviner et on se trompait à tous les coup". "C'etait joli la goutte d'eau dans le coton qui faisait des vagues". "C'est marrant que les oiseaux mangent sans savoir ce que c'est". "Au début on a envie d'en manger et après on se rend compte de ce que c'est : c'est dégoutant!"

Est ce que vous aimeriez revenir voir des expositions ici ? "Ca dépend, on attend de savoir si c'est bien ou pas. On n'a pas envie de se retrouver avec des trucs ennuyeux. On aime bien les visites guidées car si on comprend rien on s'ennuie". Camille complète : " Parfois je trouve des trucs moches et après on m'explique et je trouve ça joli" et à Mélanie de rétorquer : "Moi je m'en fiche que ce soit joli, c'etait moche ce qu'on voyait mais c'était marrant."

Mes cousines, dignes héritières des RoomatCH n'ont pas leur langue dans la poche...

Si vous voulez aussi mes commentaires: L'exposition de Michel Blazy n'a pas décu mes espoirs: les transformations sont plutôt intéressantes.
De nouvelles installations, de nouvelles odeurs: suspentions de vermicelles, fruits confits à la colle de papier peint et sculptures recouvertes de crèmes dessert.
Appréciez vous-mêmes les évolutions des anciennes installations grâce à ce petit reportage photo:

Par chloe et helene
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Jeudi 7 juin 2007

L'exposition "So watt ! Du design dans l'énergie" à l'espace EDF-Electra est une parfaite occasion d'écrire un article alliant design et écologie !
Alors, allons voir ce que les designers ont inventé. Eux aussi se creusent la tête pour trouver des moyens d'économiser l'énergie ou des idées pour nous inciter à le faire. Petit aperçu des objets de demain, leur but : rendre visible la consommation d'énergie, matérialiser son flux au quotidien pour le réduire.
Quelques explications ...
Le coupe veille de Gilles Belley, une multiprise qui comme son nom l'indique est chargée de couper les appareils en veille, quelques minutes, un avertissement lumineux, plus d'énergie gaspillée ! Ses interrupteurs eux matérialisent  le pouvoir  de l'électricité, élégants, non ?

Static est un groupe de designer à l'origine d'une série d'objets qui ont tous pour but de nous rendre plus vigilant quant à notre consommation d'énergie. J'ai sélectionné deux projets mais vous pouvez en voir plus sur leur site http://www.tii.se/static/index.htm. Le premier : une multiprise avec un câble spécial chargé de nous indiquer la quantité d'énergie consommée par les appareils qui y sont branchés, plus il y a d'électricité plus le flux lumineux est rapide, simple et efficace. Le second, une lampe réagissant à la consommation d'énergie consommée, moins vous consommez d'électricité plus elle s'ouvre et devient jolie récompensant ainsi les efforts fournis.
Et finalement un interrupteur des Radi Designers, quand il est droit l'énergie circule quand il est "cassé" elle ne circule plus. Facile !
Alors que pensez vous de ces objets, gadgets ou révolution en marche ?

so-watt-du-design-dans-l-energie.jpg

Par chloe et helene
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Dimanche 10 juin 2007

Le grand palais est décidément un lieu d'exception, après avoir accueilli des évènements populaires avec le festival rue, des expositions grandioses comme le grand répertoire il reçoit maintenant un artiste d'exception, 
tout ça pour nous impressionner, et ça marche !
Elève de Joseph Beuys, Anselm Kiefer travaille et vit désormais à Paris. De cet enseignement, il garde une grande maîtrise des matières qu'il travaille en couches successives et ce pendant des années pour créer des oeuvres fascinantes, observez plutôt ...

  gros-plan-peintures.jpg

Je n'ai pas été la seule à admirer son remarquable talent picturale. Devant l'immensité des oeuvres, les spectateurs se sentant intimidés se rapprochent de plus en plus près des toiles, pour observer la couleurs, sentir la matière, approcher le secret du talent d'Anselm Kiefer. 
regarder-de-pr--s.jpg
Bon plan : n'oubliez pas de demander les audio guides, ils sont gratuits et nous éclairent sur les oeuvres tout en nous laissant l'occasion de passer un certain temps à contempler ces peintures et sculptures monumentales.

Un clin d'oeil pour finir avec ces visiteurs si complices ...

anselm-kiefer.jpg

Par chloe et helene
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Samedi 11 août 2007
J'avais  pris plein de photos du musée national d'histoire et d'anthropologie mais par une malencontreuse manipulation les photos ont disparu.  Situé dans le bosque de Chapultepec, la visite de ce musée est l'occasion d'une promenade agréable dans un grand espace naturel. Cette promenade réserve de nombreuses surprises, comme celle des volares qui entament une danse dans le ciel autour d'un grand poteau avec des habits traditionnels. L'architecture de ce musée est très impressionnante, notamment la grande fontaine intérieure - le paragua - et le petit lac avec des  nénuphars, des grenouilles et des poissons. Chaque salle du musée représente un minimusée des différents peuples mexicains. J'ai ainsi eu l'occasion d'admirer de magnifiques oeuvres mayas.

Hier, j'ai découvert à côté du musée national d'histoire et d'anthropologie, le musée d'art moderne avec une collection extrêmement riche : les 38 oeuvres classées monument artistique de Remedios Varo, de nombreuses peinture d'un Siqueiros, d'un Tamayo, d'un Diego de Riveria, d'un Maria Izquierdo et d'autres artistes un peu moins célèbres mais également intéressants. L'architecture futuriste du bâtiement vaut également le détour.

museo-arte-moderno-6.jpg museo-arte-moderno-3.jpg museo-arte-moderno-2.jpg
Il est 5h30. Nous sortons du musée. Nous avons 30 minutes pour atteindre le Zocalo et assister à la descente du drapeau sur le Zocalo. Tous les jours, la descente du drapeau est l'occasion d'un grand défilé patriotique sur la place principale du centre. Petit tour dans le marché Oaxaceno, puis à la casa vecina avec un petit concert-apéro. Pour finir, soirée au BC 15 pour une nuit concert. En rentrant, c'est l'occasion d'admirer une nouvelle fois Mexico by night.

mexico-by-night-2.jpg mexico-by-night-3.jpg

Par chloe et helene
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Dimanche 25 mai 2008
La mairie du 18ème propose en ce moment une exposition très réussie autour de mai 68 côté "vie quotidienne" plutôt que côté "contestation". L'exposition reconstitue un appartement tel qu'il l'était à cette époque, cuisine, salon, et chambres sont recréés à l'identique et on y croit! J'imagine que la plupart des objets ont été chinés, et tout est parfaitement choisi: les meubles en formica de la cuisine, les papiers peint des chambres, les tissus, les accessoires, les vêtements posés ça et là, la télé allumée sur Dim, Dam, Dom, l'émission culte.
Chaque pièce est illustrée d'une bande sonore qui donne l'état d'esprit de ses occupants.
Un instant on partage le quotidien de cette famille, on investit les lieux, on s'assoit au bureau de la fille, sur le lit du garçon, partage le canapé familial.
Dans la cuisine, pièce centrale, chaque membre est décrit, et on a le profil d'une famille type :
" Le père est ouvrier dans une petite usine en banlieue, il fait grève pour la première fois.
La mère est solidaire de son mari mais a peur. Dans leur cuisine en formica ils aiment écouter les tubes de 68.
La fille a 20 ans, elle est étudiante à la Sorbonne et fait parti du comité de grève. Elle écoute le premier 45 tours de Gérard Manset "Animal on est mal", ainsi que Françoise Hardy, ou "Dream a little dream of me" chanté par Mama Cass.
Leur fils a 26 ans, il est ouvrier chez Renault, militant communiste depuis 4 ans. Il est bien sûr en grève. Dans sa chambre il écoute aussi bien Jacques Dutronc « Il est 5 heures Paris s’éveille » que Steppenwolf « Born to be wild ». "


Autour de l'appartement, des documents d'archives sont diffusés sur une télé d'époque, et des vitrines racontent la contestation et le quotidien à travers des chansons et objets mythiques, 45 tours, guitares électriques, transistors...

Dû à son succès l'exposition sera prolongée jusqu'au 5 juillet.

Et pour faire le lien avec 2008, vous apprécierez ce dessin envoyé par Nico:



Par al!ce
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Mercredi 28 mai 2008

L'exposition commence par cette introduction écrite par Sophie Calle :
« J’ai reçu un mail de rupture. Je n’ai pas su répondre. C’était comme s’il ne m’était pas destiné. Il se terminait par ces mots : Prenez soin de vous. J’ai pris cette recommandation au pied de la lettre. J’ai demandé à cent sept femmes – dont une à plumes et deux en bois –, choisies pour leur métier, leur talent, d’interpréter la lettre sous un angle professionnel. L’analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer, l’épuiser. Comprendre pour moi. Parler à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. A mon rythme. Prendre soin de moi. »
Le visiteur entre ensuite dans la salle Labrouste de la BNF, une salle de lecture magnifiquement décorée avec ses tables de travail, sculptures et peintures. Néanmoins, la salle a été vidée en 1998 au profit du site François Mitterrand, les étagères et casiers vides témoignent des richesses auparavant entreposées. Sophie Calle a donc pris possession de cet espace dépossédé pour l'investir de sa tristesse. Les visiteurs, composés majoritairement de femmes, sont invités à partager sa détresse en lisant écoutant, regardant, analysant les différentes interprétations de la lettre. Les réponses sont parfois drôles, "Il se la pete" réponse donné par une ado, souvent professionnelle, avocats, sexologues, journalistes, voyantes... ont considéré Sophie Calle comme une cliente, et toujours émouvante, en particulier la réponse de la mère qui cherche à réconforter sa fille.
J'ai été touché par la sensibilité de cette exposition qui provoque une atmosphère de recueillement chez toutes les femmes présentes, chacune se souvenant de ses ruptures passés...

A voir à la BNF sur le site Richelieu jusqu'au 15 juin.
Voir toutes les informations.

Par helene
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Dimanche 26 octobre 2008

L'art contemporain reste l'un des domaines de la culture difficilement accessible au commun des mortels....Perplexité, incompréhension, ellitisme... Et la FIAC ne contribuera pas à plus de démocratisation avec son entrée à 25 euros. Il restera cependant pour les non-initiés une expo en plein air organisée par la Fiac dans le jardin des Tuilleries. Une vingtaine d'oeuvres créées spécialement pour le lieu sont à découvrir. Vraiment dommage qu'il n'y ait aucune explication de la démarche des artistes, une fois de plus on se retrouve face à des oeuvres muettes. A part beauté/laideur, difficile de qualifier et comprendre le propos de certaines oeuvres. Dommage aussi que certaines oeuvres dont les cabanes de Tadashi Kawamata ne soient pas accessibles et simplement visibles du sol, lui qui crée passerelles, ponts, passages surélevés pour que ceux-ci soient empruntés et vécus.
                                                                             



















Une réussite: la cireuse à chaussures de Leopold Kessler. Oeuvre interactive, dont les passants se servent: vers la sortie cette immense cireuse de plusieurs mètres fait un clin d'oeil au jardin et son sol de cailloux blancs qui rend à tous les coups vos chaussures blanches et poussièreuses!



La Fiac aux jardins des Tuilleries
du 23 au 26 octobre 2008
7h30-19h30
www.fiac.com
Par al!ce
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Lundi 3 novembre 2008
Un ami de ma mère: "Mais, tu aurais pu me prévenir que Nolde avait adhéré au parti nazi! C'est différent avec Céline, j'appréciais son talent en connaissance de cause!"

Moi, je n'avais que des bribes de connaissances concernant cet artiste du nord de l'Allemagne! Des couleurs criardes, des traits épais, des impressions fortes et violentes...dans la lignée de ma découverte de peintres allemands tels qu'Otto Dix ou Max Beckmann. Et puis, familiariasation avec le mouvement "die Brücke" à l'occasion de séjours répétés à Berlin: Nolde, Liebermann, Kirchner... Enfin, la lecture du magnifique roman de Siegfried Lenz fortement inspiré de la vie de Nolde. 

C'est vrai, peu de références au nazisme! Un peintre dégénéré, respirant à travers la peinture, à qui on interdit de peindre et de vivre, Hitler entrant dans le bureau de Goebbels et voyant une peinture de Nolde: "Das ist unmöglich" (c'est impossible). Et pourtant, Nolde est fortement attaché à son village natal, se situant à la frontière avec le Danemark, tellement attaché que Nolde, en fait, c'est le nom de son village, un attachement tellement fort à l'Heimat qu'il a peut-être pu se retrouver un instant dans les idées folles d'Hitler, qui finalement lui interdit de peindre. Pour toute réponse, Nolde nous offre "ses images non peintes".

Le totalitarisme ne laisse pas de place aux "Phantasien" de l'artiste, à l'expérience esthétique vécue par Nolde face à l'eau, la mer, les marais. Je découvre une lumière incroyable, apparemment empruntée à Munch. (dixit commentaires de l'expo). 

Et puis, des interprétations pas très catholiques de la bible, surtout pour un protestant!!!

Une critique d'un Berlin mondain et futil, pour un paysan aux yeux clairs et perçants. 

Enfin, des estampes: lithographies, gravure sur acier avec ou sans pointe sèche...Une précision impressionnante dans les traits qui contredit cette vision grossière que j'avais de l'artiste. 

Un moment fort!!!    
Par chloe
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