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BrainLab

Dimanche 17 décembre 2006
Le mercredi 13 décembre à 20 heures 15, la chaîne publique de télévision belge RTBF interrompt ses programmes pour diffuser, durant une centaine de minutes une fausse émission d’information évoquant la fin de l’Etat belge, après la proclamation unilatérale par le parlement régional flamand, de l’indépendance de la Flandre. Des figures bien connues du public belge, dont le présentateur François de Brigode, semblent assumer leur rôle habituel : ils annoncent avec un certain calme la crise majeure touchant le sommet de l’Etat belge, la fuite du couple royal vers Kinshasa, capitale de l’ex-Congo belge. L’information semble d’autant plus crédible que diverses personnes du monde politique acceptent d’enregistrer de fausses réactions. Une grande partie du public n’a visiblement pas lu la mention « ceci n’est pas une fiction » apparue un très bref instant avant le lancement de l’émission.

La vigueur des réactions enregistrées s’explique par un contexte politique particulier. La question de l’avenir de l’Etat belge et de celui de la monarchie alimente les discussions institutionnelles, notamment à la veille de la campagne électorale pour les élections législatives prévues pour mai ou juin 2007. Outre les extrémistes du Vlaams Belang qui militent pour la création d’une République flamande, de petites formations alliées aux chrétiens-démocrates et aux sociaux-démocrates réclament une très large autonomie pour leur région. L’avenir de la dynastie des Saxe-Cobourg apparaît également incertain. Une affaire de détournement de fond ébranle la famille royale ; des indices semblent en effet impliquer le fils cadet du roi Albert. Ce véritable scénario catastrophe semble plausible dans de telles circonstances !

Heureusement, il ne s’agit que d’un canular organisé de toute pièce par la RTBF ! Cette méthode peut choquer. Elle a pourtant le mérite d’avoir lancé un débat en profondeur sur la question, tout en y intégrant une pointe d’humour largement inspirée d’Orson Welles. En 1938, Orson Welles avait annoncé à la radio américaine l’invasion de la Terre par des Martiens et déclenché un mouvement de panique. Plus récemment, le jeune artiste allemand, Olivier Karl Boeg, a également suscité de vives émotions dans un quartier de Karlsruhe en utilisant le même procédé.

Falsifiant un journal télévisé, diffusé dans huit bars de Karlsruhe, Olivier Karl Boeg provoque une véritable émeute, en prenant en otage la présentatrice TV, la menaçant avec son arme. D’une voix entrecoupée par des crises de larme, celle-ci, contrainte et forcée, met en garde les spectateurs lors du journal de 20 heures contre les dérives de ce monde et les dangers de la pensée unique capitaliste. Les « victimes » de ce canular n’ont pas trop apprécié la performance artistique. Olivier Karl Boeg a été condamné par le tribunal administratif de Karlsruhe à trente amendes de quinze euros pour trouble à l’ordre public. D’un point de vue artistique, l’expérience a été appréciée. Sa vidéo «WortNapping» est maintenant diffusée au ZKM « Zentrum für Kunst und Medientechnologie » de Karlsruhe.
 



Les « streetartistes » ont également intégré depuis un certain temps la technique de ce qu’ils nomment la « Kommunikationsguerilla » ou le « Guerilla-Marketing ». La guerrilla a pour but politique de renverser une autorité contestée par de faibles moyens militaires très mobiles, utilisant les effets de surprise et avec une forte capacité de concentration et de dispersion. Le «Guérilla marketing » intègre cette forme d’action pour combattre la société de l’information ou plutôt de la désinformation en utilisant ses propres procédés. « N’est-il pas mieux de défigurer les signes plutôt que de les détruire ? » demanda une fois Roland Barthes. « Culture Jamming », «Adbusting » : tous les moyens sont bons pour détourner les nouveaux médias de leur fonction assignée de diffusion de la pensée dominante. Qui aurait pensé un jour que les pouvoirs publics détournent à leur tour ces détournements ?
Par chloe et helene
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Mercredi 14 février 2007










L'été, il fait chaud, vous avez un peu de temps libre, vous aimeriez bien aller vous reposer devant un bon film, aller vous délasser dans la fraîcheur d'une salle de cinéma climatisée...Mais rien, ou du moins pas grand chose! A croire que tout le monde est en vacances! Des navets! Les 3/4 des magasins sont fermés! Un journal réduit à une peau de chagrin! Bon, c'est vrai, vous avez toujours le soleil pour vous consoler, vous pouvez toujours organiser des petites journées détente le long du canal de l'ourcq ou du canal St Martin, dans le parc de Belleville, les Buttes chaumont, ou assis tranquillement à la terrasse d'un café. Un petit conseil quand même: évitez d'inspirer puis d'expirer de manière trop profonde, la chaleur parisienne étant également accompagnée de pics de pollution...

Tout ce petit discours sur l'été parisien pour vous expliquer que les roommatCH ne savent plus où donner de la tête en ce mois de février, pour prier les organisateurs d'évènements culturels d'en garder davantage pour  les mois de juillet et d'août.  Examens, cours, boulot, métro, dodo...Comment trouver le temps pour satisfaire nos avides lecteurs? Comment les faire vivre avec nous cette effervescence parisienne et même mondiale?

Et oui, les roommatCH travaillent aussi! Et oui, les roommatCH voyagent aussi! D'un point de vue commercial, je comprends qu'il puisse apparaître intéressant pour les producteurs de prévoir la sortie de leurs films au moment de la Berlinale – d’autant plus que certains films de la Berlinale 2006 comme Snowcake ou Ping Pong viennent juste d’apparaître sur le marché du film parisien, mais épargnez un peu ces deux jeunes filles, qui peuvent certes se scinder mais pas se démultiplier à l’infini. Elles n’ont pas comme Les Sabines de Marcel Aymé un don d’ubiquité :

« Il y avait à Montmartre, dans la rue de l'Abreuvoir, une jeune femme prénommée Sabine, qui possédait le don d'ubiquité. Elle pouvait à son gré se multiplier et se trouver en même temps, de corps et d'esprit, en autant de lieux qu'il lui plaisait souhaiter… »

Les roommatCH se trouvent dans un véritable état de désarroi culturel…Elles renoncent à l’exhaustivité pour vous conseiller les derniers films qu’elles ont vu et en plus, qui leur ont plu: les Climats  de Nuri Bilge Ceylan, Ping Pong de Henning Bendtsen et la vie des autres de Florian Henckel von Donnersmarck, pour mentionner ceux qu’elles ne veulent surtout pas manquer et qu’elles doivent aller voir impérativement avant la sortie d’autres films à ne pas manquer – comme une comédie de Lars von Triers Le Direktor et oui, il paraît que maintenant ça existe, il paraît que vous ne sortirez pas de la salle la gorge nouée, les larmes prêtes à tomber ou ayant déjà coulé abondamment selon votre degré de sensibilité – Inland Empire de David Lynch – même si Laura Dern, l’actrice principale, se demande toujours si elle a compris le film – La môme d’Olivier Dahan , The Good German de Steven Soderbegh et Le dernier roi d’Ecosse de Kevin Macdonald. Et encore elles ont fait une sélection ! Il ne s’agit pas de refaire une compilation des critiques et des critiques de critiques…Pas trop de brainlab ce soir !

Si vous vous sentez plutôt d’humeur, nouvelle vague allemande; Si vous avez envie de vous enfermer dans un huis clos à la Chabrol – quatre personnages, une maison, un piano, une piscine, une forêt et un chien. Si vous avez envie de vous remémorer Théorème de Pasolini avec ce jeune homme désargenté qui vient séduire tous les membres d’une famille bourgeoise et les initier aux plaisirs de la chair; Si vous voulez passer un bon moment avec la version allemande froide et cruelle de l’actrice Isabelle Huppert, Marion Mitterhammer; Si vous ne recherchez pas l’originalité mais un déjà-vu agréable ; je vous conseille d’aller vous détendre devant Ping Pong.

D’ambiance plutôt mélancolique : envie de grands paysages qui deviennent flous pour laisser la place à des gros plans sur des regards tristes, sur des larmes contenues, envie de retrouver l’inaction et la beauté d’Uzak, envie de revivre les grandes émotions du genre humain, l’homme romantique, rêveur et indécis, bourreau de ces dames, les femmes fortes qui résistent mais qui se laissent finalement emprisonner par leurs relents de sentimentalisme, pour se rendre compte à leur grand désespoir qu’elles ne pourront pas retenir cet homme épris de liberté, allez voir les climats.

Berlin Est, Stasi, humour soviétique, censure et monde de l’art : une histoire d’amour captivante dans une Allemagne coupée par un mur, les intrigues du monde dramatique à la veille de la Glastnost. La vie des autres , le film coup de cœur des roommatCH…

Par chloe et helene
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Lundi 2 avril 2007


Ce n'était pas forcément un film à voir un dimanche matin...mais les Roomatch ne sont pas très ponctuelles. Et au MK2 Beaubourg, on n'a pas le droit à l'erreur: pas de publicités, pas de bandes annonces, le film commence. "12h08 à l'est de Bucarest" attendra donc dimanche prochain.

Hermannplatzt, Neuköln, une autre vision de Berlin! Et dire, que j'ai passé des journées à me promener naïvement et sans armes dans ce quartier...Le sujet n'est pas forcément très original - une jeune mère célibataire, un fils qui se fait racketter et tombe rapidement dans la délinquance - et la façon de le traiter non plus - l'histoire évolue à travers le regard de l'adolescent. Pas de grand bouleversement! Un film qui mérite tout de même d'exister!On sort du cinéma le ventre un peu retourné...

Petit libanais au soleil pour se redonner un peu de force avant d'aller admirer les nouveaux accrochages du Centre Pompidou. Le design gagne en importance dans les collections affichées - meubles gonflables, objets starck, techniques de prototypage etc -  et peut-être même dans l'art en général - après une partie dédiée au design à la Fiac. Nouvelle salle consacrée à des artistes contemporains indiens, africains et chinois: Subodh Gubpa obtient enfin une place dans cette institution!!! Occasion également de revoir le film de Pierre Huygues sur le long cheminement de l'artiste de sa phase de réflexion à sa phase de création à travers un projet de Le Corbusier.
Par chloe et helene
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Vendredi 13 avril 2007


Les examens sont terminés, un soleil d'avril, nous en profitons pour faire un tour dans les beaux quartiers et pour découvrir avec Sophie La Maison La Roche abritant la Fondation Le Corbusier - square du Docteur Blanche métro Jasmin. La lumière traverse la villa par de multiples ouvertures, balayant les courbures du bâtiment, accentuant la blancheur des lieux.

Quelques photos de Lucien Hervé, photographe pendant 10 ans de Le Corbusier: "Au contact de l'architecte et de ses oeuvres, Hervé approfondit sa pratique plasticienne. Il construit des images dont le cadre et la composition s'inspirent des formes épurées, rigoureuses et lyriques de ses bâtiments, les réinterprétant ensuite jusqu'à l'abstraction."

Promenade jusqu'au musée Marmottan pour aller retrouver les peintres impressionistes et surtout les magnifiques nymphéas de Monet. Un bel après-midi
Par chloe et helene
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Mercredi 27 juin 2007
Plus  le temps passe, plus je découvre des lieux atypiques, la scène underground de Mexico. La scène artistique mexicaine est à l'image de son pays, en perpétuel changement, une instabilité continuelle. Tout est à construire, tout est à faire. Protéger le patrimoine culturel, reconnaître le travail des commissaires d'expo, faire évoluer le pays.  Monde de violence, de corruption, de carnets d'adresses et de pauvreté, l'art apparaît ici comme une lutte.  Créer, c'est survivre.

Chacun recherche sa communauté. J'ai d'abord découvert ici le réseau punk avec ses bars, ses discos.  Une maison  transformée en boîte avec des bières sous le bar. (Le Londres) Et puis, un énorme marché aux puces , leChopo, près de Revolucion. Les skatters essaient de se frayer un chemin parmi les gothiques. Je n'avais pas trop ma place. Quand un ami a cherché à me saluer, il m'a regardé avec mépris car je n'avais pas tapé au bon endroit. Et puis, je n'avais pas les signes de reconnaissance, l'énorme trou dans l'oreille, les piercings un peu partout, les habits gothiques.


Les lieux artistiques alternatifs se développent. La casa vecina apparaît comme un lieu convivial avec un petit resto, un centre de documentation et un espace d'exposition. Je parlais avec mon chef, Victor de la cuisine mexicaine et des resto à ne pas manquer : "Je vais manger avec un ami ce midi à la casa vecina, si tu veux venir". Les "comida corrida" ne se refusent pas. J'arrive dans un lieu très sympa et qu'est-ce que j'entends : Georges Brassens! Au menu, soupe aux oignons et crèpes. Et depuis, c'est devenu la grande blague! Venez découvrir la cuisine mexicaine à la casa Vecina. L'ami en question est un jeune curateur. Un peu angoissé! Ce soir, pour lui, c'est le vernissage d'une expo photo Cristina Kahlo, au musée de Riveira. Il me raconte ainsi comment il a cherché à mettre en relation le travail de la nièce de Frida Kahlo avec La peinture murale de Diego de Riveira. Mais ce n'est pas toujours facile. La première réaction de la directrice du musée illustre les difficultés du travail de curateur "Pourquoi voulez-vous que je demande à un curateur d'organiser l'expo".

Jumex01.jpg Et puis, ce matin, je suis allée rendre visite avec mon chef au curateur de la collection Jumex. Là, c'est carrément un autre monde. On prend le métro jusqu'au nord de Mexico à indios verdes et là on doit prendre un bus pour atteindre le coeur d'une zone industrielle et rencontrer Michel. Au milieu de nulle part, il y a la plus grande collection d'art contemporain d'Amérique Latine. Petit tour dans la bodega (réserve)...Et wouaouhhh!!!On ne touche pas, on essaie de deviner entre les étagères les plus grands artistes du moment. Une collection impressionnante!!! Ici, plus on est riche, moins on paye d'impôts. Ca facilite naturellement les acquisitions. Le curateur est français. Il se lance alors dans une analyse très pertinente de la société mexicaine, de cette démocratie en façade, de ce pays riche dans lequel on a envie de s'installer. "Mais bon, au bout de 6 ans, j'ai l'impression d'avoir atteint mes limites, de ne plus pouvoir avancer dans la compréhension mexicaine, il va falloir que je change!!!". Petit tour dans la salle d'exposition de 800 m2 avec des oeuvres de Kiki Smith. L'expo a été importé du Walker Art Center de Minneapolis. Michel nous avoue: "Franchement, moi ca m'ennuie. Elle n'apporte rien de nouveau. Je n'aime pas sa vision du corps. Elle est dépassée et puis les petits animaux, les étoiles. On se rend tout de suite compte d'où elle vient". Une vision un peu sévère mais qui a le mérite d'être franche. Michel a débuté comme menuisier et par le hasard des choses, il est entré dans le monde de l'art. Il a une perception très fine et très personnelle de l'art. Pas d'hypocrisie, pas de "j'addddddooooooooooooore". Une expérience très enrichissante!

Et puis, le reste, si ca vous intéresse, je vous le raconterai plus tard!!! Les lieux d'exposition ne manquent pas ici...
Par chloe et helene
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Jeudi 28 juin 2007

http://www.youtube.com/watch?v=eHwvK0Xt1UY


Un artiste américain est venu passer quelques jours à Mexico City. Il a demandé à des amis à moi de les aider à mettre en place son installation. Il s'agit en fait de créer un lien entre les gens dans la ville de Mexico à travers cet objet. L'expérience a été très concluante. Les enfants dans la rue ne voulaient pas trop participer. Ils ont tout de même réussi à lier un policier avec un vendeur de Tacos...

Par chloe et helene
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Mardi 19 février 2008
Alice m'a offert un très beau livre : "The melancholy death of the oyster boy & other stories" et je ne peux résister à la tentation de le partager. Voici un court extrait pour vous donner une idée ce magnifique livre illustré par Tim Burton lui même !

Stick Boy and Match Girl in Love
undefined
Stick Boy liked Match Girl,
he liked her a lot.
He liked her cute figure,
he thought she was hot.

But could a flame ever burn
for a match and a stick ?
It did quite literally ;
he burned up pretty quick.
Par helene
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Mardi 11 mars 2008

Le traité fondateur:

"   La nuit, dans les rues commerçantes, nous nous retrouvons souvent face à des enseignes lumineuses restées allumées. Des néons de boutiques qui ont pourtant fermé leurs portes...
    A quoi servent ces néons ? A rendre la ville plus belle ? A continuer à marquer la présence d'un commerce ? A imposer une marque, un logo, une "identité" ?

Les enseignes des boutiques allumées toute la nuit représentent tout d’abord une agression publicitaire supplémentaire. Mais même au-delà de ce sentiment de harcèlement pesant, quel commerçant peut sincèrement considérer que ces néons allumés dans des rues presque désertes sont efficaces pour augmenter ses ventes ?

De plus, ces néons consomment une quantité importante d’énergie. Alors qu’on gaspille, des gens dorment dans les renfoncements des boutiques. Sans parler de l’impact écologique de ces consommations d’énergie dans le contexte actuel de raréfaction des ressources et de réchauffement climatique.
    Les néons engendrent donc une double pollution, celle pour produire l’électricité mais aussi celle, lumineuse, qui nous empêche de voir les étoiles..."

Pour info les néons ont une puissance moyenne d’environ 50 W / mètre. La facture annuelle d’électricité liée au néon seul (sans compter l’éclairage intérieur des vitrines) représente donc quelques centaines d’euros. Multipliez par les milliers de commerces laissant ces enseignes allumées, on obtient des centaines de milliers d’euros gaspillés, sans parler de l’impact écologique.

Passons à l'action!
Sur le blog du collectif on retrouve ce qu'il faut savoir: équipement règlementaire, mode d'emploi du boitier "néon" , ce qu'on risque au regard de la loi.
En pratique c'est vraiment simple, il suffit d'abaisser un petit levier placé sur un boitier en façade de boutique. Pas de manipulation dangereuse, le boitier est en plastique et il n'y a rien ouvrir.
Evidemment il faudra s'équiper un minimum, trouver quelques amis qui feront office d'échelle, une paire de gants, de bonnes chaussures, et puis pour les puristes un déguisement fluo (c'est le code du groupe).
Pour ce qui est d'éventuelle sanction, pas de dégradation donc  pas de risque! Un simple levier à lever, et le néon se réanime.

Maintenant que je suis au courant, je vois ces boitiers partout.


LOGObannieretrans-N-B2-copie.jpg



Par al!ce
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Samedi 22 mars 2008

Nous avions offert ce livre à Chloé pour son voyage au Mexique avec la ferme conviction qu'il n'y a pas de meilleur moyen pour découvrir un pays que de lire un livre d'un auteur national. Elle a finalement été tellement active lors de son séjour au Mexique que l'intégration a primé sur la lecture, avec raison, encore mieux que les auteurs, les autochtones ! Pour ma part, j'ai loupé de peu le voyage au Mexique. Mais heureusement, Chloé m'a prêté son livre et j'ai pu découvrir ce pays à travers les mots de Carlos Fuentes. Les années avec Laura Diaz retrace l'histoire de cette femme à travers tous les hommes de sa vie qui chacun à sa manière, acteur ou témoin, nous plonge dans un épisode de l'histoire mexicaine. Colonisations, révolutions, paysage artistique avec Frida Kahlo et diego Rievera, communisme, maccartisme, tous les mouvements qui ont marqué le Mexique du XXème siècle sont représentés au fil de la vie de cette femme. Une véritable introduction à l'histoire du Mexique construite autour de la saga familiale, elle-même riche et captivante. Je vous conseille vivement de lire ce livre que j'ai eu tant de mal à quitter une fois la dernière page lue ! Je vais moi même continuer à découvrir l’œuvre de Carlos Fuentes, notamment Terra Nostra avec lequel il a reçu le prix Romulo Gallego, la suite dans une prochaine critique ...

 

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Par helene
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Mardi 3 juin 2008
Ce livre m'a d'abord été raconté par une personne, puis deux avant de tomber entre mes mains. Maintenant; je comprend mes interlocuteurs : la lecture de ce livre interroge et moi aussi j'ai envie d'en parler !
Chaim Potok commence son livre en nous présentant la famille  Lev : des juifs orthodoxes habités par le sentiment de devoir envers la communauté. Asher, leur fils, passe son temps à dessiner, de simple jeu enfantin le dessin devient ensuite une passion dévorante. Les sentiments d'Asher entre résignation ("les juifs orthodoxes ne peignent pas") et destinée (il ne peut pas empêcher sa main de dessiner) sont tellement bien decrits que le livre en devient douloureux à lire. Très instructifs sur les traditions et la vie de la communauté hassidim de Brooklyn, ce livre nous plonge dans un monde où la réalisation d'un destin dépend de la bonne volonté de la communauté plutôt que du désir personnel. C'est à ce stade que le livre de Chaim Potok devient passionnant et que survient le désir de parler de ces notions qu'aborde l'auteur : religion, destin personnel, devoir envers la communauté, relation avec l'autorité parentale... Je vous recommande ce livre, pour toutes les questions qu'il pose mais et surtout pour toutes les discutions qu'il provoque !
Par helene
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