La Cité ne restreint pas sa quête au « CountrisCH parisien » : dépassons le cadre du CENTRALISChME français et redécouvrons le monde à travers ses spécificités et ses étrangetés:
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Cité du Labyrinthe
Pendant ces fêtes, les roommatCH ont pris goût à la paresse... Coupées de leur environnement habituel, elles ont délaissé les plaisirs du journal intime pour se laisser aller aux joies des festins et du repos. Un incident est venu également perturber leur créativité: du liquide vaisselle s'est insinué dans les cavités d'un outil essentiel, l'appareil photo! Mais fort heureusement, le liquide sèche, l'hyperactivité regagne la cité.
Néanmoins, les roommatCH n'ont pas cessé complètement leurs déambulations. Elles ont profité des rencontres familiales pour découvrir la richesse des activités culturelles non parisiennes, pour retrouver les musées des Beaux Arts français avec leurs collections hétéroclites, un bric à brac de sculptures, de peintures et de biens culturels divers et variés. De l’artiste inconnu à l’oeuvre reconnue: ces petits musées n’ont pas fini de nous surprendre.
Archilab 2006 à Orléans ou comment les japonais "font leur nid dans la ville", aménageant de petits espaces en cocons. La créativité au service du confort et de la modernité! Ainsi, selon Marie-Ange Brayer, le Japon a pour particularité de « s’immiscer dans une infrastructure urbaine malléable, hétéroclite, sans qualité esthétique propre ». Les architectes interrogent les conditions métropolitaines d’une ville en constante mutation et leurs répercussions sur les modes de vie.
La ville de Reims célèbre, quant à elle, la reconstruction des années 1930 avec une grande exposition au musée des Beaux Arts "De Reims à New York: années folles, années d'ordre". Elle se propose ainsi de revisiter l'Art Déco à travers le contexte local de Reims. Les artistes de l’entre-deux-guerres ont en effet pu investir un espace détruit à 80 %. Peinture, sculpture, architecture, mais aussi verrerie, mode, ferronnerie, joaillerie, orfevrerie, mobilier: toutes les formes d’art sont mobilisées aussi bien autour de la simplicité et de la pureté des formes que de l’ornementation et des matériaux luxueux.
Les roommatCH n’ont pas voulu manquer le nouvel événement culturel lillois dédié cette année à l’Inde, Lille 3000. C’est dans l'ambiance d'une ville endormie par les fêtes, écrasée par les repas copieux de noël et par l'attente d’un plongeon grandiose dans l’année 2007, qu’elles ont découvert l’univers textile du nord illuminé par les couleurs de Bombay, le quartier indo-londonien Brick Lane revisité par la Maison folie Wazemmes. Imprégnées du corps géographique du monde avec l’Homme paysage du palais des Beaux art, elles se sont finalement rafraîchies dans les profondeurs de la piscine de Roubaix avec le design finlandais, supportant ainsi les retombées d'une bière nordique fortement alcoolisée.
De retour dans la capitale, les roommatCH affrontent le pouvoir en « pleine face » avec les portraits de Titien dédiés aux puissants de l’Europe du XVI ème siècle et une promenade dans Versailles accompagnées du conservateur des monuments historiques français, Serge Pitiot. Et pour commencer l’année de manière magique, une visite privilégiée sur l’échaffaudage de la galerie des glaces du château de Versailles, une discussion intimiste parmi les chefs d’oeuvre du lieu avec l’équipe des restauratrices.
Et puis, changement de quartier, changement de décor: un petit tour au Plateau pour admirer les nouvelles acqusitions du FRAC Ile-de-France dans une exposition intitulée Sudden Impact - clin d'oeil au film éponyme de Clint Eastwood. Des oeuvres interactives sont mises en scène pour l'occasion par l'équipe du plateau. Il ne suffit pas de payer pour pouvoir en profiter: Une personne doit toiletter tous les deux jours avec de la mousse à raser le chien de Michel Blazy. Une autre a dû faire preuve d'imagination en installant l'oeuvre de Pierre Bismuth "Quelque chose en moins, quelque chose en plus", un concept de moquette bleue avec des ronds de 80 cm découpés de manière aléatoire. Une autre vous accueille enfin avec le sourire et l'autocollant du Plateau, vous proposant de vous guider parmi ces oeuvres insolites.
Après avoir été séparée pendant trois années de
Trois jours pour retrouver les impressions romaines, trois jours pour vagabonder dans une ville chargée de souvenirs et d’émotions: les heures sont comptées, cette fois, la dérive ne sera pas culturelle.
C’est avec un regard fatigué et amusé que je retrouve dès mon arrivée à l’aéroport de Ciampino le « casino romano » : à la recherche désespérée d’argent pour regagner le cœur de la ville, mes ardeurs sont immédiatement arrêtées par une réalité supérieure « questo bancomat è fuori servizio ». C’est l’occasion pour moi de remettre mon cerveau en mode italien pour demander de l’aide aux charmants policiers avec leurs grandes lunettes noires, aux charmants chauffeurs de bus avec leurs grandes lunettes noires et pour vagabonder autour de l’aéroport avec mon sac sur le dos « sempre diritto, poi prendi la prossima sulla sinistra, poi sulla destra… » : il fait chaud !
Il est 10 heures, je n’ai pas dormi mais c’est avec un plaisir certain que je retrouve mes amis à San Giovanni pour déguster sur une terrasse « un cornetto al cioccolatto con un caffe latte ». Petit détour par le marché aux puces du quartier pour effectuer mes premiers achats du séjour. Bienvenue à Rome ! Le programme est simple : se laisser guider au gré des souvenirs, se laisser porter au centre par le bus 87 de la « magna grescia » à la « piazza venezia ». Pas si simple que ça : une voiture, et pas n’importe laquelle, barre le passage à notre autobus. Que faire ? Un si petit obstacle n’arrête pas les romains : un coup de pied dans la carrosserie pour déclencher l’alarme, rien…le quartier s’attroupe autour de la voiture…les hommes décident de passer à l’action, la voiture décolle pour venir se poster à un endroit plus approprié. L’aventure continue…
Petit tour dans le « centro turistico » - piazza venezia, via del corso – pour s’enfoncer dans les ruelles menant au « Tevere » en passant par le Pantheon, savoureux panini à la « miscelleria via delle paste », café au comptoir à San Eustachio, ruelles du ghetto juif, promenade le long du fleuve. Détour par
Après une nuit à Rome, je me sens de nouveau chez moi. Pas question de me laisser aller à la course folle du touriste, « ho bisogno di una domenica tranquilla ». Allons assister à la « course de char » à
Dernier jour, la pression commence à monter : acheter au marché les « carciofi romani, la rughetta » et tous les légumes aux milles saveurs, aller à campo dei fiori acheter les mélanges d’herbes « pasta mix, ciociara, pulianesca », aller au supermarché du coin pour faire la cargaison de « bresaola », de gâteaux « mulino bianco », de pasta, de salsa « tutte le cose che non si comprano in Francia ». Il faut faire des choix : marché Marconi, puis marché de Campo dei Fiori, piazza Navona, déjeuner piazza Barberini, café à la terrasse de l’Université. Je dois appeler au secours un ami romain pour qu’il vienne me chercher en motorino pour terminer mon programme des quartiers obligés : c’est avec une vive émotion que je retrouve
Je tente de prolonger ces impressions italiennes par « una cena italiana a Parigi» mais les aliments n’ont pas la même saveur dans la cité. Il faut se réhabituer à l’hyperactivité parisienne !
Un homme desepéré peut faire le bonheur des RoomatCH : "Vous voulez des fleurs mademoiselle ?"
12 roses blanches sur les 12 coups de minuit, un sourire mélancolique devant le metro parmentier: " Je n'aime pas les fleurs !"
Un homme desespéré peut faire le bonheur du vase d'Hella Jongerius fait pour Ikea qui ne pensait plus trouver des fleurs à sa mesure...
"Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine (...)"
Apollinaire Sous le pont mirabeau
En arrivant à Tel-Aviv, j'ai immédiatement été frappée par un dynamisme latent, une force ayant permis à "la colline du printemps" de surgir du sable et de s'étendre de manière spectaculaire depuis sa création en 1909. Cette ville connait depuis un siècle une croissance exponentielle, en hauteur comme en surface, les espaces vides et arrides ayant rapidement laissé la place aux gratte-ciel entourés de palmiers. De l'avenue Rothschild aux constructions "Bauhaus", des grandes plages à la vieille ville de Jaffa, capitale culturelle, économique et artistique d'Israël, Tel-Aviv est en perpétuel renouveau: toujours plus, toujours plus haut!
Les murs reflètent les pensées cachées de la ville, les revendications de ses habitants et leur désir de s'approprier un espace pour pouvoir marquer une appartenance.
Prendre des photos de graffitis, de tags, de stickers ou de toute autre forme alternative d'expression graphique permet aux roomatCH de palper le pouls d’une ville et d'essayer d'en comprendre la complexité.
Tel-Aviv n’a pas échappé à cet examen attentif. Sous la loupe de leur appareil photographique, la ville s’est révélée d'un côté revendicatrice, critique et inquiète et de l'autre pleine de confiance, de force et de foi en sa capacité à se renouveler sans cesse.
Ainsi, l’actualité chaude de la région ne manque pas de susciter des commentaires : dénonciateurs pour certains, un message répété de manière presque compulsive (4104 Palestiniens, 1170 Israëliens, …) et revendicateurs pour d’autres (fight like a girrlll). D'autres graffitis témoignent d'une grande joie de vivre.
Petite mention pour Jérusalem, ville sacré par excellence, où même l’art de la rue est marqué par cette ambiance mystique, cette religiosité sous-jacente: en constitue un bon exemple cette reproduction de temple dans la vieille ville.
La visite au musée d’art moderne de Tel-Aviv a également permis aux roomatCH d'admirer les sculptures exposées dans la rue, notamment sur l'esplanade face au musée... Quand l’art sort dans la rue, les langues se délient, la curiosité des passants ne fait qu'un tour « Comment sont fabriquées ces sculptures Mademoisselle ? En découpe numérique, madame. ». La façon d'aborder la ville donne apparemment aux roommatCH une allure de spécialistes, les objectifs de leur appareil ne les font pas passer pour de simples touristes! Essayez...
Quelques arrêts sur image, étape photo obligée pour les roomatCH qui peuvent alors immortaliser des costumes irréalistes, de la robe en cheval au chapeau à pom-pom et à fleur.
Les roomatCH s'éloignent...Les dragons s'entremêlent dans une danse surréaliste, la barbe du vieux sage chinois s'étend, la foule paraît de plus en plus dense et les pétards forment une couche poétique et printanière sur le trottoir.
Les rues de Lyon vivent, vibrent et les roomatCh vivotent pour vous. Un petit tour et c'est parti... un nouveau reportage photo...de nouveaux plans d'une SCHtreet attitude digne de la cité !
Pour commencer, les Breakdancers ont choisi pour salle de répétition le parvis de l'opéra. Un hasard? Pas tellement!!! Le bâtiment incarne à lui seul le contraste entre un style baroque et des rénovations réalisées par Jean Nouvel. Terrain privilégié des danseurs qui peuvent s'entraîner devant un public hétéroclite. Le sol en granite noir, parfaitement lisse, reflète leurs mouvements. La beauté de l'édifice fait ressortir l'agileté de ces breakdancers. Petite répétition, échauffement avant la soirée, le vrai show est prévu en nocturne.
D'autres groupes de jeunes s'entrainent sur leurs planches. Chacun son outil, chacun sa technique. La Young Generation de Lyon n'a rien à envier aux JeunCH de la Cité. Ils ont de l'ambition et répètent sur leur board le même mouvement à l'infini. Sauts périlleux et complexes dans un bol creusé dans les quais: occasion pour eux de prouver leur maîtrise du skate, occasion pour les roomatCH de les bombarder de photos.
Les murs ont également envie de s'exprimer: des graffitis et surtout des tags tapissent la ville. Ils sont comme tout art in the SCHtreet revendicatifs et expressifs. La révolte des canuts n'est pas terminée, les lyonnais n'hésitent pas à dénoncer, à critiquer et surtout à le "bomber" et même à le bombarder sur leurs murs. Les roomatCH ont même réussi à saisir la rumeur: un certain poète ferait des ravages en tapissant la ville de vers. Si vous le connaissez, si vous l'avez vu, n'hésitez pas à nous envoyer des photos...
Mais les lyonnais ne sont pas tous YOUNGCH et COOLCH. Un propriétaire a décidé de mener une guerre contre la rue. Il repeint en permanence son mur pour effacer tout message subversif, pour s'affirmer en tant que propriétaire d'un mur vierge. Néanmoins, à son insu, ce propriétaire sera décrété par les RoomatCH comme artiste in the SCHtreet. Le résultat n'est-il pas en effet artistique? Admirez cette palette de couleurs... Alors, censure ou création ?