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OutSCHide : voyages

Samedi 25 novembre 2006
Après quelques mois d’enfermement studieux InsCHide dans notre Cité, il est temps de partir OutsCHide à la découverte du monde alternatif de l’art parisien : des grands musées aux petites galeries, des festivals OFF aux grandes Foires d’art contemporain, des spectacles de rue aux théâtres cultes, de la procession de Ganesh au nouvel an chinois : à la vitesse d’un VTC, les « roommatCH » de la Cité vous feront partager leur univers.

La Cité ne restreint pas sa quête au « CountrisCH parisien » : dépassons le cadre du CENTRALISChME français et redécouvrons le monde à travers ses spécificités et ses étrangetés:



Venez nous suivre OutsCHide of Paris! ! !
Par chloe et helene
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Jeudi 30 novembre 2006
La dérive parisienne ne correspond pas à une déviation du navire des « roomatCH » par rapport à la norme de la capitale mais à un procédé situationniste que Guy Debord définissait comme « une technique du passage hâtif à travers des ambiances variées », « l’affirmation d’un comportement ludique-constructif ». Il s’agit donc de sortir d’un univers clos pour s’imprégner de la ville et de ses multiples facettes, sortir des trajets balisés marqués par le quotidien. Cette manière d’appréhender la ville constitue le « Motto » de notre cité : trouver un équilibre  entre laisser aller et « domination des variations psychogéographiques par la connaissance et le calcul de leurs possibilités » - CONSEIL n°1 des « roomatCH » : toujours commencer un article par une grande réflexion métaphysique alimentée par la citation de nos grands penseurs !

Nous commençons tranquillement notre dérive par un laisser-aller dans l’allée principale et connue du Marché de Belleville : « Allez, 2 kilos de carottes pour un euro, YALA, YALA! ». Une giboulée de novembre – étrange – inonde les achats du vendredi matin. Mais, les roommatCH, imperturbables, ne se laissent pas détourner de leur quête de poisson à Sushis. Elles se faufilent entre les stands, rétorquent aux vendeurs de gazelles, marchandent leur kilo de dates…SUCCES ! Les voilà de retour dans leur cité, certes, dégoulinantes, mais prêtes à préparer leur festin japonais pour des amis de toute nationalité: sushis, sashimis, maki, soupe miso, venez découvrir le résultat dans la galerie photo !

Après un festin bien arrosé, la nuit tombée, partons à la découverte de notre CountrisCH (La suite dans un prochain épisode...)

Par chloe et helene
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Samedi 9 décembre 2006
Direction  St Paul pour une petite dérive culturelle à  «la Maison européenne de la photographie» : le regard des  «roomatCH» se pose alors sur un étrange sticker, un drôle de Monsieur avec ses lunettes. Ce monsieur semble regarder tout Paris : des bobos de la rue Ramponneau à Belleville, aux parisiens pressés à l’entrée du métro St Paul. Effectivement, « Monsieur » nous observe, l’air critique et moqueur ; lors des dernières campagnes électorales pour les présidentielles de 2002, il avait déjà envahi les abris bus, les poubelles, les panneaux de signalisation, les façades etc. Venez découvrir quelques œuvres de ce Monsieur de la dérision, qui par le biais de photocopies A3, est parvenu à se faire détester de l’ensemble de ses collègues  du "street art":
 


Après avoir défié les lois de la gravitation avec les célèbres photographies de Philippe Ramette, fait un tour d’horizon dans l’histoire de la presse – Regarder VU : un magazine photographique 1928-1940 – les « roomatCH » changent de cap pour le théâtre des Abbesses, pour se laisser aller à l’humour caustique de la pièce « Sauterelles » de Biljana Srbljanovic :

« Une seule sauterelle est un insecte inoffensif et sans défense ; elle peut être écrasée dans la paume de la main. Mais qu’elles envahissent massivement un pays, par millions et par milliards, et cela devient un fléau contre lequel les humains ne peuvent rien. Elles arrivent par nuées, d’immenses nuées qui éclipsent le soleil et recouvrent la terre, s’insinuant, comme l’eau, dans les maisons et les granges, passant par la plus petite fente. »
Dominique Pitoiset

Cette pièce décrit les gens de Belgrade, leurs conditions de vie sous un régime à bout de souffle, devant supporter ce ciel gris et cette pluie incessante. Les scènes circulent à la vitesse d’un film mais les acteurs peinent à suivre le rythme ! Pour terminer un portrait de famille: celui de l’horreur et de la cruauté.  (la suite dans un prochain épisode)
Par chloe et helene
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Dimanche 14 janvier 2007


Pendant ces fêtes, les roommatCH ont pris goût à la paresse... Coupées de leur environnement habituel, elles ont délaissé les plaisirs du journal intime pour se laisser aller aux joies des festins et du repos. Un incident est venu également perturber leur créativité: du liquide vaisselle s'est insinué dans les cavités d'un outil essentiel, l'appareil photo! Mais fort heureusement, le liquide sèche, l'hyperactivité regagne la cité.

 

Néanmoins, les roommatCH n'ont pas cessé complètement leurs déambulations. Elles ont profité des rencontres familiales pour découvrir la richesse des activités culturelles non parisiennes, pour retrouver les musées des Beaux Arts français avec leurs collections hétéroclites, un bric à brac de sculptures, de peintures et de biens culturels divers et variés. De l’artiste inconnu à l’oeuvre reconnue: ces petits musées n’ont pas fini de nous surprendre.

 

Archilab 2006 à Orléans ou comment les japonais "font leur nid dans la ville", aménageant de petits espaces en cocons. La créativité au service du confort et de la modernité! Ainsi, selon Marie-Ange Brayer, le Japon a pour particularité de « s’immiscer dans une infrastructure urbaine malléable, hétéroclite, sans qualité esthétique propre ». Les architectes interrogent les conditions métropolitaines d’une ville en constante mutation et leurs répercussions sur les modes de vie.

 

La ville de Reims célèbre, quant à elle, la reconstruction des années 1930 avec une grande exposition au musée des Beaux Arts "De Reims à New York: années folles, années d'ordre". Elle se propose ainsi de revisiter l'Art Déco à travers le contexte local de Reims. Les artistes de l’entre-deux-guerres ont en effet pu investir un espace détruit à 80 %. Peinture, sculpture, architecture, mais aussi verrerie, mode, ferronnerie, joaillerie, orfevrerie, mobilier: toutes les formes d’art sont mobilisées aussi bien autour de la simplicité et de la pureté des formes que de l’ornementation et des matériaux luxueux.


Les roommatCH n’ont pas voulu manquer le nouvel événement culturel lillois dédié cette année à l’Inde, Lille 3000. C’est dans l'ambiance d'une ville endormie par les fêtes, écrasée par les repas copieux de noël et par l'attente d’un plongeon grandiose dans l’année 2007, qu’elles ont découvert l’univers textile du nord illuminé par les couleurs de Bombay, le quartier indo-londonien Brick Lane revisité par la Maison folie Wazemmes. Imprégnées du corps géographique du monde avec l’Homme paysage du palais des Beaux art, elles se sont finalement rafraîchies dans les profondeurs de la piscine de Roubaix avec le design finlandais, supportant ainsi les retombées d'une bière nordique fortement alcoolisée.


De retour dans la capitale, les roommatCH affrontent le pouvoir en « pleine face » avec les portraits de Titien dédiés aux puissants de l’Europe du XVI ème siècle et une promenade dans Versailles accompagnées du conservateur des monuments historiques français, Serge Pitiot. Et pour commencer l’année de manière magique, une visite privilégiée sur l’échaffaudage de la galerie des glaces du château de Versailles, une discussion intimiste parmi les chefs d’oeuvre du lieu avec l’équipe des restauratrices.

 

 

 

Et puis, changement de quartier, changement de décor: un petit tour au Plateau pour admirer les nouvelles acqusitions du FRAC Ile-de-France dans une exposition intitulée Sudden Impact - clin d'oeil au film éponyme de Clint Eastwood. Des oeuvres interactives sont mises en scène pour l'occasion par l'équipe du plateau. Il ne suffit pas de payer pour pouvoir en profiter: Une personne doit toiletter tous les deux jours avec de la mousse à raser le chien de Michel Blazy. Une autre a dû faire preuve d'imagination en installant l'oeuvre de Pierre  Bismuth "Quelque chose en moins, quelque chose en plus", un concept de moquette bleue avec des ronds de 80 cm découpés de manière aléatoire. Une autre vous accueille enfin avec le sourire et l'autocollant du Plateau, vous proposant de vous guider parmi ces oeuvres insolites.

 

 

 

Par chloe et helene
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Mardi 6 février 2007

Après avoir été séparée pendant trois années de la Rome antique des « Fuori romani al Campidoglio », de la Rome chaotique « permesso, scende alla prossima », de la Rome romantique – petite virée de nuit sul motorino en passant par il colosseo – de la Rome politique – la casa del partito comunista nella Garbatella, centri sociali – et surtout de la Rome touristique et catholique, il était de temps d’entreprendre ce petit retour nostalgique.

 

 

 

Trois jours pour retrouver les impressions romaines, trois jours pour vagabonder dans une ville chargée de souvenirs et d’émotions: les heures sont comptées, cette fois, la dérive ne sera pas culturelle.

 

 

 

 

C’est avec un regard fatigué et amusé que je retrouve dès mon arrivée à l’aéroport de Ciampino le « casino romano » : à la recherche désespérée d’argent pour regagner le cœur de la ville, mes ardeurs sont immédiatement arrêtées par une réalité supérieure « questo bancomat è fuori servizio ». C’est l’occasion pour moi de remettre mon cerveau en mode italien pour demander de l’aide aux charmants policiers avec leurs grandes lunettes noires, aux charmants chauffeurs de bus avec leurs grandes lunettes noires et pour vagabonder autour de l’aéroport avec mon sac sur le dos « sempre diritto, poi prendi la prossima sulla sinistra, poi sulla destra… » : il fait chaud !

 

Il est 10 heures, je n’ai pas dormi mais c’est avec un plaisir certain que je retrouve mes amis à San Giovanni pour déguster sur une terrasse « un cornetto al cioccolatto con un caffe latte ». Petit détour par le marché aux puces du quartier pour effectuer mes premiers achats du séjour. Bienvenue à Rome ! Le programme est simple : se laisser guider au gré des souvenirs, se laisser porter au centre par le bus 87 de la « magna grescia » à la « piazza venezia ». Pas si simple que ça : une voiture, et pas n’importe laquelle, barre le passage à notre autobus. Que faire ? Un si petit obstacle n’arrête pas les romains : un coup de pied dans la carrosserie pour déclencher l’alarme, rien…le quartier s’attroupe autour de la voiture…les hommes décident de passer à l’action, la voiture décolle pour venir se poster à un endroit plus approprié. L’aventure continue…

 

 

 

Petit tour dans le « centro turistico »  -  piazza venezia, via del corso – pour s’enfoncer dans les ruelles menant au « Tevere » en passant par le Pantheon, savoureux panini à la « miscelleria via delle paste », café au comptoir à San Eustachio, ruelles du ghetto juif, promenade le long du fleuve. Détour par la Rome catholique pour saluer les bonnes sœurs attroupées devant St Pierre, avant d’escalader le « Gianicolo » pour retrouver les amoureux romains surplombant la ville. Je n’ai toujours pas dormi, mes jambes ne suivent plus, rien de tel qu’une glace au chocolat et au piment dans Trastevere pour reprendre des forces. La course continue…Nous traversons de nouveau le Tevere pour retrouver la jeunesse à Campo dei fiori  pour le fameux apperitivo romano al campariO. Mais, il n’est pas encore temps de se reposer, des amis nous attendent au cœur de San Lorenzo pour un dîner gargantuesque au « Pulcino ballerino » : les discussions se font de plus en plus bruyantes, « il vino italiano, la grappa e l’amaro serio» montent à la tête, nous sommes fin prêts pour aller danser le « ballo delle qua qua » chez des amis d’amis d’amis. Il est 3h30…

 

 

 

  

 

 

 

  

Après une nuit à Rome, je me sens de nouveau chez moi. Pas question de me laisser aller à la course folle du touriste, « ho bisogno di una domenica tranquilla ». Allons assister à la « course de char » à 30 kilomètres de Rome dans le « Gallicano nel lazio ». Nous traversons la campagne romaine sous une lumière éclatante pour aller nous percher dans les hauteurs d’une charmante petite ville italienne en fête. Pas de chars antiques, pas d’italiens habillés en gladiateurs mais des animaux enfermés sur des tracteurs agricoles, c’est la fête du village, la fête de San Antonio. Certes, nous avons manqué la procession mais les habitants du village ne nous en tiennent pas rigueur et nous accueillent les bras ouverts avec de la bière et des « panini alla porchetta », le vin du coin, le grand tirage au sort, les danses folkloriques et toute leur chaleur. Une belle journée « rilassante » qui se clôt par la classique pizza du dimanche soir et une bonne nuit dans le quartier Marconi.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernier jour, la pression commence à monter : acheter au marché les « carciofi romani, la rughetta » et tous les légumes aux milles saveurs, aller à campo dei fiori acheter les mélanges d’herbes « pasta mix, ciociara, pulianesca », aller au supermarché du coin pour faire la cargaison de « bresaola », de gâteaux « mulino bianco », de pasta, de salsa « tutte le cose che non si comprano in Francia ». Il faut faire des choix : marché Marconi, puis marché de Campo dei Fiori, piazza Navona, déjeuner piazza Barberini, café à la terrasse de l’Université. Je dois appeler au secours un ami romain pour qu’il vienne me chercher en motorino pour terminer mon programme des quartiers obligés : c’est avec une vive émotion que je retrouve la Garbatella , le quartier cher à mon cœur, le quartier dans lequel j’ai vécu six mois durant, la Cité jardin aux couleurs ocres, à l’ambiance authentique, le quartier des grands intellectuels de gauche – Pasolini, Moretti –  le quartier à peine mentionné dans les guides touristiques. Che bella ! Roma aperta ! Après quelques heures de motorino, une escapade dans un supermarché italien, une soirée dans le quartier « africano », il faut de nouveau faire ses adieux. Cette nouvelle séparation me fend le cœur!

 

 

Je tente de prolonger ces impressions italiennes par « una cena italiana a Parigi» mais les aliments n’ont pas la même saveur dans la cité. Il faut se réhabituer à l’hyperactivité parisienne !

Par chloe et helene
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Jeudi 8 février 2007

Un homme desepéré peut faire le bonheur des RoomatCH : "Vous voulez des fleurs mademoiselle ?"

12 roses blanches sur les 12 coups de minuit, un sourire mélancolique devant le metro parmentier: " Je n'aime pas les fleurs !"

Un homme desespéré peut faire le bonheur du vase d'Hella Jongerius fait pour Ikea qui ne pensait plus trouver des fleurs à sa mesure...

"Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
(...)"

Apollinaire Sous le pont mirabeau

 

 

Par chloe et helene
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Samedi 17 février 2007

En arrivant à Tel-Aviv, j'ai immédiatement été frappée par un dynamisme latent, une force ayant permis à "la colline du printemps" de surgir du sable et de s'étendre de manière spectaculaire depuis sa création en 1909. Cette ville connait depuis un siècle une croissance exponentielle, en hauteur comme en surface, les espaces vides et arrides ayant rapidement laissé la place aux gratte-ciel entourés de palmiers. De l'avenue Rothschild aux constructions "Bauhaus", des grandes plages à la vieille ville de Jaffa,  capitale culturelle, économique et artistique d'Israël, Tel-Aviv est en perpétuel renouveau: toujours plus, toujours plus haut!  

 

 


Les religieux, ici, sont minoritaires. Le contrast n'en est que plus saisissant: entre la modernité de l'architecture de Tel-Aviv et le costume traditionnel.

 


La ville est en constante reconstruction: remplacer les immeubles vétustes construits dans l'urgence, faire face à une demande croissante de logements. Admirez avec moi depuis Jaffa, la vue de ce nouveau quartier de Tel-Aviv.

La vieille ville de Jaffa constitue maintenant une sorte d'excroissance de Tel-aviv: rénovée et pleine de charme, un paradis pour les touristes qui pourront se perdre dans les petites ruelles et admirer mosquées, églises et synagogues qui cohabitent en toutes harmonie dans le calme des vieilles pierres.

 

 


Les marchands de jus de fruits étalent leurs produits un peu partout dans la ville, au coin des rues ou dans les marchés, dans des quartiers excentrés ou comme ici dans la rue la plus branchée de Tel-Aviv. Simples étalages ou petites boutiques, vous pourrez à tout moment faire le plein de vitamines!

Tel-Aviv assume de manière étonnante ses contradictions, dépasse les oppositions entre traditions orientalisantes et renouveau sous influence américaine pour nourrir une scène artistique en plein essor.
Par chloe et helene
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Lundi 19 février 2007

Les murs reflètent les pensées cachées de la ville, les revendications de ses habitants et leur désir de s'approprier un espace pour pouvoir marquer une appartenance.

Prendre des photos de graffitis, de tags, de stickers ou de toute autre forme alternative d'expression graphique permet aux roomatCH de palper le pouls d’une ville et d'essayer d'en comprendre la complexité.

Tel-Aviv n’a pas échappé à cet examen attentif. Sous la loupe de leur appareil photographique, la ville s’est révélée d'un côté revendicatrice, critique et inquiète  et de l'autre pleine de confiance, de force et de foi en sa capacité à se renouveler sans cesse. 

Ainsi, l’actualité chaude de la région ne manque pas de susciter des commentaires : dénonciateurs pour certains, un message répété de manière presque compulsive (4104 Palestiniens, 1170 Israëliens, …) et revendicateurs pour d’autres (fight like a girrlll). D'autres graffitis témoignent d'une grande joie de vivre.   Petite mention pour Jérusalem, ville sacré par excellence, où même l’art de la rue est marqué par  cette ambiance mystique, cette religiosité sous-jacente:  en constitue un bon exemple cette reproduction de temple dans la vieille ville. La visite au musée d’art moderne de Tel-Aviv a également permis aux roomatCH  d'admirer les sculptures exposées dans la rue, notamment sur l'esplanade face au musée... Quand l’art sort dans la rue, les langues se délient, la curiosité des passants ne fait qu'un tour « Comment sont fabriquées ces sculptures Mademoisselle ?  En découpe numérique, madame. ». La façon d'aborder la ville donne apparemment aux roommatCH une allure de spécialistes, les objectifs de leur appareil ne les font pas passer pour de simples touristes! Essayez...

Par chloe et helene
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Dimanche 25 février 2007
Pour la nouvelle année, le quartier chinois se pare de multiples couleurs, de masques et de paillettes, de pétards et de tambours: une marche rythmée de la porte de Choisy à la place d'Italie

Quelques arrêts sur image, étape photo obligée pour les roomatCH qui peuvent alors immortaliser des costumes irréalistes, de la robe en cheval au chapeau à pom-pom et à fleur.

Les roomatCH s'éloignent...Les dragons s'entremêlent dans une danse surréaliste, la barbe du vieux sage chinois s'étend, la foule paraît de plus en plus dense et les pétards forment une couche poétique et printanière sur le trottoir.

Par chloe et helene
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Lundi 5 mars 2007

Les rues de Lyon vivent, vibrent et les roomatCh vivotent pour vous. Un petit tour et c'est parti... un nouveau reportage photo...de nouveaux plans d'une SCHtreet attitude digne de la cité !

Pour commencer, les Breakdancers ont choisi pour salle de répétition le parvis de l'opéra. Un hasard? Pas tellement!!! Le bâtiment incarne à lui seul le contraste entre un style baroque et des rénovations réalisées par Jean Nouvel. Terrain privilégié des danseurs qui peuvent s'entraîner devant un public hétéroclite. Le sol en granite noir, parfaitement lisse, reflète leurs mouvements. La beauté de l'édifice fait ressortir l'agileté de ces breakdancers. Petite répétition, échauffement avant la soirée, le vrai show est prévu en nocturne.

 


D'autres groupes de jeunes s'entrainent sur leurs planches. Chacun son outil, chacun sa technique. La Young Generation de Lyon n'a rien à envier aux JeunCH de la Cité. Ils ont de l'ambition et répètent sur leur board le même mouvement à l'infini. Sauts périlleux et complexes dans un bol creusé dans les quais: occasion pour eux de prouver leur maîtrise du skate, occasion pour les roomatCH de les bombarder de photos.



Les murs ont également envie de s'exprimer: des graffitis et surtout des tags tapissent la ville. Ils sont comme tout art in the SCHtreet revendicatifs et expressifs. La révolte des canuts n'est pas terminée, les lyonnais n'hésitent pas à dénoncer, à critiquer et surtout à le "bomber" et même à le bombarder sur leurs murs. Les roomatCH ont même réussi à saisir la rumeur: un certain poète ferait des ravages en tapissant la ville de vers. Si vous le connaissez, si vous l'avez vu, n'hésitez pas à nous envoyer des photos...



Mais les lyonnais ne sont pas tous YOUNGCH et COOLCH. Un propriétaire a décidé de mener une guerre contre la rue. Il repeint  en permanence son mur pour effacer tout message subversif, pour s'affirmer en tant que propriétaire d'un mur vierge. Néanmoins, à son insu, ce propriétaire sera décrété par les RoomatCH comme artiste in the SCHtreet.  Le résultat n'est-il pas en effet artistique? Admirez cette palette de couleurs... Alors, censure ou création ?


Par chloe et helene
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