Histoire de symboles et d'architectures Indien

Publié le par chloe et helene

 

Indian-Institute-for-Management-2.jpgIndian-Institute-for-Management-3.jpgIndian-Institute-for-Management-4.jpgIndian-Institute-for-Management-7.jpgVoici l' « Indian Institute for Management » à Ahmedabad, par Louis I Kahn de Philadelphia.
300 km au nord de Bombay dans le Gujarat.






Les volumes, les découpes des murs, leurs ombres modulent notre réalité. Et non loin de là, un musée serait dessiné par Le Corbusier
mais je ne pourrai vous en dire plus, le temps nous a échappé. Par ailleurs la ville de Chandigarh est l’œuvre de Le Corbusier.c'est une des villes les plus propres de l'Inde d'après les dires...


Quelques heures auparavant, nous avons pu découvrir une étrange galerie en béton armée de fer (Arthur Ross Gallery) situé dans un campus universitaire. Malheureusement les hublots de lumière n’ont pu nous livrer leur secret, nous l’avons contemplé de l’extérieur.  

Arthur-Ross-Gallery5.jpg(architecte Balkrishna Dosh/i Husain-Doshi Goofa, Ahmedabad (1994)

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Voici la Mosquée de Sidi Sayed et ces Jali de marbre finement ciselé.

 


Dada-Hari-Wav-2.jpgBaoliDada-Hari-Wav.jpgUne des monuments les plus inattendus et enchanteur à Ahmedabad: Le puit (Baoli)  à marches et à galeries -Dada Hari Wav -bâti en 1501 par l’une des épouses du sultan Begara.. Octogonal, et sculpté, il s’enfonce sous plusieurs dizaines de mètres sous terre pour offrir fraîcheur et calme.



 


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Visite de la Citadelle d’Uperkot 319 av JC, à Junagadh. Le plateau est recouvert de lantanier. Un passage secret permet de  rejoindre l’autre côté de la montagne.

Deux autres puits(ci-contre) spectaculaires nous attendent, appelés Adi Chadi et Navaghan Kuva. La roche creusée est dépourvu de toute ornementation, jouant avec le registre de la nature. La légende raconte que le « sultan » sacrifia deux jeunes esclaves Adi-Chadi-et-Navaghan-Kuva1.jpgafin de perpétuer la venue des eaux. Cette idée lui a été formulée par un de ses conseillers astrologiques. L’eau depuis y fourmille et y croupie, le rituel sacré des hindous est d’y descendre et de boire une gorgée afin de leur assurée les biens faits. Ils poseront à la sortie du puits des petits monticules de pierres, présageant le nombre voulu d’étage de leur maison lors de leur énième réincarnation. Le paysage est fantasmagorique, des montagnes vertes nous surplombent sous un nuages brumeux annonçant et préparant les trombes de pluies imminentes. En 2 heures, nous verrons des enfants se baignant dans les rues et des voitures éclaboussant lamentablement les passants. On est finalement confrontés à la mousson.
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Mahabat Maqbara, mausolée, d’une architecture surprenante dont ses minarets et ses escaliers usent de  la technique du  colimaçon, 1892

 

 

pietre-dura.jpgMais d’où vient le marbre si fin, si blanc du Taj mahal…des Gorges Makrana où chaque employé est payé 4 euros/jour pour descendre 1oo mètres plus bas. Les conditions lors de la construction du Taj étaient nettement plus périlleuses : Imaginer la remontée d’un bloc de marbre....
Dans cette région, la moitié des propriétaires est d’origine musulmane. Ils revendent le marbre dans le monde entier.
Vous trouverez un panneau lumineux indiquant les composantes de l’air du Taj Mahal. En effet celui-ci provoque l’effritement du marbre, et une décoloration.Par ailleurs 43 types de pierres semi-précieuses sont incrustés dans le marbre selon la technique de la pietre dura.

Allons faire un tour du côté de Fatehpur Sikri, capitale de l’empire Moghol en 1571. Akbar souverain éclairé, développa une nouvelle foi, le Deen Ilahi, résultant d’un syncrétisme des religions. Il abolit l’islam en tant que religion d’état. Il autorisa les mariages interreligieux, notamment en s’illustrant avec trois femmes de religion différente. Le lieu révèle cette synthèse, ou l’art décoratif islamique côtoie l’hindouisme et le jaïnisme.
Le tombeau du cheikh Salim Chishti, saint soufi vénéré par Akbar, est recouvert d’un pavillon en Jali de marbre blanc (un des premiers monuments entièrement réalisé en marbre). Il repose au milieu de cette place pleine de vie et muraillé de rouge. Le palais se dote d’un quartier des femmes »harem de 300 épouses », d’un  pavillon d’audience privées (diwan-I-khas) comportant une impressionnante colonne sculptée reliant les quatre angles de la pièce où Akbar devait présider en son centre, d’un  palais des audiences publiques, d’une Mosquée, d’une Salle du trésor, du siège de l’astrologue….Et même d’un Panch Mahal (palais) de cinq étages, où le souverain observe l’évolution de son échiquier géant situé sur l’esplanade. On raconte que des esclaves nues et prisonniers faisaient office de pions.

Galta.jpgJaipur, la ville rose, couleur de l’hospitalité, se voulait réceptionner le prince de galles (Edouard VII). Par ailleurs, les autorités veillent à ce que la cité soit régulièrement repeinte, mais je n’ai croisé aucun Anglais. Elle est bâtie par le Maharaja Jai Singh II, en 1720, muraillé, et quelques portes nous permettent d ‘entrer dans ces bazars et ces temples.


Première journée en solo, loin de l’univers cocoon de nos familles  d'accueils et des guides en voitures à air temple-jaipur.jpgconditionné; on a décidé de s’immerger dans la cohue de voitures et des passages piétons, de la foule d’odeur s’évanouissant du jasmin à l’encens; aux odeurs de plastiques fumés et au marre d’eau croupie. Le long des échoppes, on s’endimanche à monter les escaliers des temples cachés. Il nous offre des panoramas calmes sur les toits terrasses si caractéristiques de Jaipur. Un pour parler avec un Brahman nous décrit les castes religieuses ( commerçant- militaire- population- religieux)

On visite, on se perd, les plans ne sont pas aux normes,un rishkaw nous accoste et nous amadoue gratuitement, lassé on cède. Lui et son cousin nous proposent un tchai, on parcourt un dédale de ruelle, où les flaques d’eau glissent et les pierres peu nombreuses. On arrive dans une petite pièce simplement agencée d’un lit, d’une télé diffusant des clips américains, de quelques étagères pratiquement vide. Une petite ouverture murale donne sur la cuisine.Le couple vit avec ses deux enfants et un cousin dans cette simple pièce. La grand-mère fatiguée vit en face. Sa femme m’appose le point rouge symbolisant que je suis bonne pour mon futur mari. (les femmes ne le possédant pas, les veuves notamment, sont souvent déconsidérées en public par les hommes et subissent leur assauts. )

Le Hawa Mahal, palais des vents, autorisait les dames du harem royal à observer le spectacle des rues sans être vue. En effet les règles strictes du purdah obligent les femmes à rester invisible aux étrangers. Les fenêtres ciselées (Jali) servait aussi à capter la brise et les perspectives de vue sur trois directions..

Visite du Temple du dieu du soleil,Galta, petit point culminant, nous offrant une vue reposante sur une envergure digne de paris et peuplé d’une horde de singes. 18e siècle

toit-benglaile-de-la-forteresse-d-amber.jpgshish.jpgLa forteresse d’ Amber 18eme, établit par le Marahja Man Singh est un dédale d’appartements privés, de salle d’audiences publiques, de colonnades, d’escaliers, de couloirs en pente permettant aux cavaliers de les parcourir, d’enduit Arayish, mélange de poudres de marbre de yaourt et autre ingrédients; de réservoirs diffusant de l’eau parfumés, de motifs de jardins hindous, et des pavillons à toit bengali ou en demi lune surprenant.
La salle des victoires où trône des éclats de miroirs convexes, incrustés en mosaïque (appelés «shish »), s’illumine
d’illusion en créant des jeux de lumière grâce au flammes des chandelles. Ils chassent les mauvais esprits, les tissus pailletés, brodés et prisés par les femmes s’inscrivent dans cette lignée.


Nous voici à Ajmer après quelques luttes pour obtenir le bon ticket sans se faire avoir, on part pour Pushkar pour 8 roupies. Les personnes s’entassent au fur et à mesure du trajet. De l’eau coule parfois des rambardes à bagages. On nous a promis un hôtel avec vue sur le lac et piscine, on s’en tirera avec des bêtes sautantes sur le lit..
Lac le plus sacré de l’inde, il est bordés de ghât, larges escaliers gardés par des brahmanes.Les hindous s’y livrent aux bains rituels. » je prends ce bain pour me laver de mes péchés de corps et d’esprit, de paroles et de contact ». Un brahmane nous soutirera 320 roupies en guise d’un bon karma, d’une bonne santé, d’une bonne famille, d’un bon job et que tous mes problèmes disparaissent…je n’ai sûrement pas du donner assez…Une petite coupelle contenant des grains de riz, du turmeric, du sucre, imagent les symboles sacrés de la chance, de la santé et seront jeté dans le lac ….
On trouve l’un des quelques temples vouée au culte de Brahma. Ce dieu créateur n’a pas de sectateur à la différence de Shiva et Vishnou. La légende raconte qu’il aurait convié une assemblée des dieux sur le lac de Pushkar. Brahma désespérant d’attendre sa femme »Savitri » (dont  trois têtes lui poussèrent, lorsqu’il en tombât amoureux), il décida de prendre une seconde compagne afin de procédé au rituels du sacrifice. Savitri/Sarasvati, le maudit, et  il en résulte que peu de temples ne lui furent dédiés.

croquis-palmier.jpgLe Maharana udai SIngh II, s’échappe des prise d’Akbar et décide de bâtir une nouvelle capitale du Mewar, à Udaipur. Le déclin des Moghols favorisera son essor. Le city palace, est un des plus grand palais du Rajasthan, datant du 16eme siècle. Le maharana se faisait peser à son entrée afin de distribuer à ses sujets son poids en pièces. Vous trouverez l’armure de Pratah Singh et de son cheval favoris Chetak, pourvu d’une trompe d’éléphant afin de leurrer les montures ennemies et de les effrayer. On y découvre que la descendance du Marajah Singh actuel remonte au dieu soleil sans équivoque....
Les miniatures sur papier ou sur les fresques représentent un art majeur. Les personnages sont stylisés et les perspectives éclatées intéressantes. Ces traditions orales mêlées à la peinture relatent les chroniques et les légendes.
Le palais de Fateh Prakash reposant sur le lac, édifié par Fateh Singh, a été transformé en hôtel de luxe. En effet les maharajahs cherchent une nouvelle source de revenu n’ayant plus les recettes de leur sujets.

 

Delhi
Le fort rouge, cité interdite, regroupant la demeure impériale de Shah Hahan en 1638. L'entrée s’est glorifiée du drapeau de l’inde indépendante le 15 août 1947.Le hall des audiences publiques accueille le trône du shah surmonté d’un toit bengali en marbre blanc et pierres précieuse.

rivi--re-parfum--.jpgSix appartements privés au sein d’un immense jardin, sont reliés par le ruisseau du paradis (Nahar-i Bihisht) qui diffuse une eau parfumée. L’un des balcons du palais, offre une vision au peuple par l’ »ombre de dieu sur terre », se produisait publiques chaque matin

 




La mosquée de Juma Masjid. 1644 dernières mosquées bâtit par les Moghol. La plus vaste de l’inde est contrasté de grès rouge et de marbre

Le mausolée d’Humayun. 1565. Un des prototypes des futures mausolées indo musulmans. Détails intéressant, la coupole intérieure aplatit ne correspond pas au dôme extérieur. C’est un exemple d’une coupole à double coque.

Qubt-Minar.jpgQubt Minar 13 et 14 siècles.
Tour minaret de 73m de haut, rythmé de bandes d’écritures coufique, commémorant la victoire de Mohammed de Ghor sur le souverain Hindou grâce au général Qubt ud-Din.
Le lieu comprend une des plus anciennes mosquées construite par des blocs de pierre provenant de temple hindou et jain détruit au nom de la foi musulmane.
Les ruines du tombeau d’Ala ud-Din Khiji, se trouvent dans un madrasa., association d’une tombe et d’un collège, typique de la tradition seldjoukide.
Un énorme paté de pierres à 20 mètre, rappelle la tentative ratée d’Ala ud-Din d’édification d’ un minaret se voulant deux fois plus grand 
que le Qutb. A la mort de celui-ci nul ne voulu achever ce projet démesuré.

 
Khari-Baoli-Road2.jpgKhari Baoli Road, le plus grand marché aux épices d’asie.









La svastika/swastika( mot sanskrit signifiant heureuse vie) est un symbole sacré chez les indiens et les bouddhistes. Orientée vers la droite, elle est associée à Ganesh (dieu-éléphant de la connaissance) et de Vishnu. Elle apporte paix, tolérance, bonheur.  Orientée vers la gauche, elle est signe de mauvais augure. Signe en frome de croix gammée, elle est apparue aux environs de 4000 av J-C, elle s’est répandue en Europe, en Inde et en Extrême orient. Réapproprié par Hitler comme un symbole de ses opinions racistes et il l’utilisa sur le drapeau du IIe Reich.

Ces célèbres triporteurs jaune et noir, se faufilant agilement parmi les nuées de klaxons embaume nos oreilles. Les effluves sont rythmés par les odeurs de la ville et bercés de Co2 et les à-coups sec. Il n’est pas évident de connaître le prix exact ou prix du touriste d’une course. Elles se montent à 30 roupies pour un petit trajet (1euros= 50 roupie), mais ils vous rattraperons bien vite, en vous tentant un petit détour par-ci et par là. Beaucoup cherche à vous mener là où ils perçoivent des commissions. Nombreux sont ceux agrémentés de dessins. On retrouve ce phénomène abondant les arrières des camions; en constituant ces dessins ils invoquent la protection des dieux.

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Des figures géométriques ornent les maisons, ou les parterres des temples, ce sont des Mandana, dessiné par les bonnes épouses, lors des mariages et des fêtes (le blanc est  fais de chaux, le rouge est d’argile, le vert de minéraux). Ils invitent ainsi  la déesse à leur amener de l’argent.




Publié dans OutSCHide : voyages

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helene 04/09/2007 13:32

Pleins d'histoires et de détails fascinant !!bravo et bienvenue à notre nouvelle blogeuse !!